Le programme Arts et Lettres vécu par une ancienne étudiante

De côté

Josée-Ann Moisan est journaliste à V Télé depuis août 2010. Après avoir été journaliste sur le terrain, elle est maintenant lectrice de nouvelles en studio pour l’émission V Express diffusée tous les matins à 7 h. Elle s’occupe de la portion régionale des nouvelles qui couvrent Québec, le Saguenay, la Mauricie et l’Estrie.

« C’est vraiment trippant, c’est un milieu très stimulant. Il faut constamment rester informé de l’actualité et suivre comment les autres médias traitent une nouvelle, explique-t-elle. Mes collègues sont très dynamiques et laissent beaucoup de place à tous les membres de l’équipe. C’est très créatif, ça prend beaucoup d’imagination pour évoluer dans le métier. »

Ce métier, Josée-Ann y pensait depuis longtemps : « Au secondaire, je savais déjà que je voulais faire du journalisme, exprime-t-elle. Quand j’ai choisi mon parcours collégial, j’hésitais entre quelques programmes, dont celui d’Arts et Lettres à Gérald-Godin, que j’ai choisi. Et je ne l’ai jamais regretté : c’est un programme dynamique, qui bouge beaucoup. Les profs sont super passionnés et nos apprentissages touchent plusieurs domaines : la production de films, la photo, le journalisme, la publicité, et plus encore. »

C’est d’ailleurs ce côté multidisciplinaire qui a amené Josée-Ann à confirmer sa passion pour le journalisme : « La formation à Gérald-Godin est concrète, très diversifiée et nous donne la possibilité de toucher à tout et de découvrir ce qui nous intéresse vraiment. En exploitant plusieurs branches, on sait ce qu’on aime et ce qu’on n’aime pas. On acquiert de l’expérience et on trouve ce qui nous allume le plus. Cela nous aide à orienter notre choix de programme universitaire et notre plan de carrière. En plus, à l’université, on arrive avec des connaissances de base dans différents domaines, donc on est préparé à plusieurs programmes. »

Ces apprentissages lui sont utiles encore aujourd’hui, car ils lui permettent de mieux comprendre le travail de ses collègues, comme ceux qui font le montage des reportages, par exemple.

Avec une formation collégiale aussi diversifiée, Josée-Ann a pu garnir son portfolio, et c’est ce qui lui a permis d’entrer en journalisme à l’UQÀM : « Non seulement j’avais des productions à présenter au comité de sélection des futurs étudiants en journalisme, mais lors de l’entrevue, j’avais déjà acquis de solides bases sur lesquelles m’appuyer. Il ne fait aucun doute que cela m’a aidée à réussir mon entrevue et à être acceptée au programme de communication, profil journalisme, à l’UQÀM. »

Pendant sa formation au Cégep Gérald-Godin, Josée-Ann avait d’ailleurs rédigé un article sur les essais de médicaments dans les pays sous-développés. Son travail a été présenté à la Soirée des God’Arts, un événement festif où les projets de fin d’études des finissants sont présentés au grand public. « J’ai remporté le prix du public et le prix du jury, s’exclame-t-elle. Ce fut un moment marquant de mon passage au cégep : monter deux fois sur cette immense scène pour récupérer mes prix. »

L’un des prix était d’ailleurs un stage au magazine L’Itinéraire, où elle a pu rencontrer l’équipe de rédaction, participer à la rédaction et à la correction d’articles, et assister au développement du magazine. Par la suite, elle a poursuivi son travail comme pigiste pour le magazine, acquérant sa première expérience officielle en journalisme.

Parallèlement à cela, elle a commencé à travailler au journal étudiant de l’UQÀM.

Puis, elle a rédigé pendant un an des articles au Journal de Montréal, tout juste avant le lock-out. Ensuite, elle a ajouté une corde à son arc en remplissant des fonctions différentes par conviction personnelle : « J’ai été et je suis encore à ce jour coordonnatrice des communications à Fibrose kystique Québec, que je combine avec mon travail de journaliste à V Télé. Je m’occupe du site Web, je crée des campagnes publicitaires, j’aide les gens qui ont reçu un diagnostic de la maladie, je rédige des histoires de personnes atteintes de fibrose kystique pour les journaux… c’est vraiment captivant! »

Combiner les deux emplois lui demande beaucoup de temps, mais elle adore ça. « Être journaliste, c’est un peu comme un rêve de petite fille, dit-elle, l’œil pétillant. Je suis très chanceuse d’être là à 24 ans, surtout que c’est un domaine où il y a beaucoup de compétition. La cerise sur le gâteau? J’ai un bon salaire! »

En terminant l’entrevue, elle nous mentionne qu’elle n’a que de bons mots pour les enseignants de Gérald-Godin : « Ils sont passionnés, et cette passion, ils savent nous la transmettre. Comme ils connaissent bien les divers aspects du métier et la réalité du marché du travail, ils savent bien nous conseiller et nous former. Les gens sont tissés serrés à Gérald-Godin, tant du côté des enseignants que des étudiants, et ce côté humain nous prépare aussi à l’avenir, que ce soit dans notre carrière ou dans notre vie en général. »